Ensemble Vaincre le Cancer

Les cancers du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fr équent chez la femme. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), 53 041 nouveaux cas de cancers du sein auront été diagnostiqués chez les femmes en France en 2011. Ce nombre est en constante augmentation, notamment en raison du dépistage organisé mis en place depuis 2004.

En 2011, le nombre de décès liés à la maladie est estimé à 11 358. Le taux de mortalité par cancer du sein a diminué de 13 % en 10 ans. Ce succès provient des récents progrès thérapeutiques mais aussi du dépistage organisé qui, en favorisant les diagnostics précoces, permet de traiter la maladie avec une meilleure efficacité. On estime ainsi que 85 % des patientes sont encore en vie 5 ans après le diagnostic, tout âge et tous stades confondus.

Le cancer du sein chez l’homme

Il représente 1 % de tous les cancers du sein et 0,5 % des cancers masculins. Son éventualité est donc si exceptionnelle qu’elle est souvent ignorée, du moins négligée. Or, comme chez la femme, les chances de guérison sont d’autant plus importantes que le  dépistage, le diagnostic et le traitement sont précoces.

Le sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent dans la population féminine. C’est généralement une maladie de bon pronostic lorsqu’elle est dépistée tôt.

L’anatomie du sein

Les seins sont des organes de nature glandulaire dont la fonction est de produire du lait. Chaque sein se divise en 15 à 20 secteurs appelés lobes.

Chacun de ces lobes se divise en nombreux lobules, plus petits, qui s’achèvent en douzaines de minuscules bulbes sécrétant le lait. Les lobes, lobules et bulbes sont reliés entre eux par les canaux galactophores qui collectent le lait. Ceux-ci aboutissent au mamelon, situé au centre d’une zone pigmentée, l’aréole. La plus grande partie du sein est constituée de tissu graisseux qui comble l’espace situé entre les différentes structures du sein. Ils se situent en avant des muscles pectoraux qui les soutiennent.

Les différents cancers du sein

Il existe différents types de cancer du sein.

La plupart se développent à partir des cellules des canaux galactophores, d’autres à partir de cellules des lobules :  on parle respectivement de cancers canalaires et de cancers lobulaires.

D’autres formes de cancers du sein existent : ces cancers sont dits médullaires, papillaires ou tubuleux… Ils sont beaucoup plus rares que les carcinomes lobulaires ou canalaires. Le plus souvent, ce sont des tumeurs de pronostic relativement bon.

Enfin, certaines de ces tumeurs se présentent sous un aspect inflammatoire :  elles sont alors plus difficiles à diagnostiquer car difficiles à palper. Elles entraînent des symptômes communs à des affections bénignes du sein (douleur locale et survenant brutalement, chaleur locale, tuméfaction…). Elles sont souvent plus agressives que les carcinomes classiques.

Parallèlement au site où ils se développent, on distingue également les cancers selon leur stade d’évolution : lorsque les cellules cancéreuses restent contenues à l’intérieur du lobule ou du canal, on parle de cancer in situ. Lorsque ces cellules ont envahi les tissus avoisinant, le cancer du sein est dit invasif ou infiltrant.

La classification moléculaire des cancers du sein

Les cancers du sein peuvent être caractérisés par la présence ou l’absence à leur surface de trois types de molécules : les récepteurs aux hormones œstrogènes (RE), à la progestérone (RP) et à un facteur de croissance nommé HER2. L’identification de ces caractéristiques moléculaires permet de classer les cancers du sein en plusieurs catégories qui ne répondent pas aux mêmes traitements :

Les cancers de type luminal (du nom des cellules qui expriment les récepteurs aux hormones)

Les tumeurs de type luminal A présentent les récepteurs aux œstrogènes et / ou à la progestérone, mais pas de récepteur HER2 (RE+ et/ou RP+, HER2-)

Les tumeurs de type luminal B présentent les récepteurs aux œstrogènes et / ou à la progestérone, ainsi que parfois des récepteurs au facteur de croissance HER2 (RE+ et/ou RP+ et HER2+).

Les cancers HER2

Ils présentent des récepteurs au facteur de croissance HER2, mais pas de récepteurs aux œstrogènes et / ou à la progestérone (RE- et/ou RP- et HER2+ )

Les cancers triple-négatifs ne présentent aucun de ces récepteurs (RE- et/ou RP- et HER2- ).

Ils ne sont donc sensibles à aucun des traitements actuellement utilisés contre les cancers du sein (hormonothérapie ciblant les récepteurs aux hormones ou thérapie ciblée agissant sur les récepteurs au facteur de croissance HER2). Concernant la prise en charge de ce type de cancer du sein, les chercheurs travaillent sur des stratégies thérapeutiques porteuses d’espoir.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Dr Marc Espié, Maître de Conférence des universités, praticien hospitalier et responsable du centre des maladies du sein à l’hôpital Saint-Louis, Paris.

Crédit Photo : Sjacopin.com

Dernière mise à jour : 25-03-2015