Chaque individu est constitué de près de 50 000 milliards de cellules organisées en tissus (tissu conjonctif, tissu épithélial, tissu nerveux, tissu musculaire) qui vont eux-mêmes former des organes (cœur, cerveau, poumon, peau…). Chaque jour, au sein de chaque organe, des milliers de cellules vont se multiplier (par division cellulaire) et d’autres vont mourir (par apoptose). Ce renouvellement constant permet d’assurer le bon fonctionnement de l’organisme.

Une orchestration précise qui se dérègle

Une agression extérieure (alcool , tabac, soleil, virus, radiations…) ou une prédisposition génétique peut être à l’origine d’altérations de  l’ADN dont sont composés les gènes. Ces altérations vont parfois conduire à l’apparition de mutations.Heureusement, les cellules possèdent des systèmes  de réparation qui permettent de repérer et de corriger ces anomalies.

Qu’est-ce qu’une prédisposition génétique au cancer ?

 

Parfois, une mutation affectant un gène impliqué dans le développement des tumeurs ou dans la réparation des lésions de l’ADN est présente dans toutes les cellules d’une personne, dès sa naissance. Dans cette situation, une étape du processus tumoral étant franchie d’entrée, le risque de cancer de cette personne est plus élevé que celui de la population générale. On parle alors de « prédisposition génétique » au cancer.

Lorsque les mutations sont trop importantes pour être réparées, la cellule va s’autodétruire, par apoptose. Mais parfois, ces systèmes de sécurité fonctionnent mal ou ne fonctionnent plus : la cellule va alors continuer à se multiplier malgré la présence de mutations non réparées. Si ces dernières touchent des gènes impliqués dans la régulation de la prolifération cellulaire ou de l’apoptose, la cellule peut rapidement devenir incontrôlable et se multiplier de façon anarchique, conduisant à la formation d’une tumeur.

 

Quelle est la différence entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne ?

 

Qu’elles soient bénignes ou malignes (c’est-à-dire cancéreuses), les tumeurs sont formées de cellules qui se multiplient de façon très soutenue. Mais contrairement à celles des tumeurs cancéreuses, les cellules de tumeurs bénignes conservent leur fonctionnalité. De plus, elles n’ont pas la capacité d’envahir d’autres organes. Les tumeurs bénignes sont donc généralement moins dangereuses. Toutefois, lorsqu’elles compriment un organe, certaines tumeurs bénignes doivent être traitées. D’autres peuvent évoluer en cancer : polypes intestinaux, condylome du col utérin… Ces tumeurs bénignes sont dites précancéreuses. Elles doivent être retirées avant que les cellules ne deviennent malignes.

les facteurs de risque

Les risques liés aux comportements

Le tabac est le principal facteur de risque de cancer connu. Il est responsable de plus de 30 % des tumeurs malignes et d’un quart des décès par cancer. Il est responsable de 80 % des cancers du poumon, de 51 à 76 % des cancers des voies aérodigestives supérieures (larynx, œsophage…) et de 53 % des cancers de la vessie…

 

Les risques liés à l'environnement

Évitables ou non, ils seraient responsables de 3 à 9 % des cancers (hors tabac). Parmi eux, sont regroupés les radiations ionisantes (naturelles ou artificielles), le radon, des polluants comme les dioxines ou les pesticides qui peuvent être retrouvés dans l’alimentation…