Ensemble Vaincre le Cancer

Vivre avec et après un cancer du col de l'utérus

Le diagnostic de cancer est une épreuve difficile. L’équipe médicale est là pour aider et orienter les patientes et leurs proches tout au long de cette épreuve.

L’entrée dans la maladie

Après le choc lié à l’annonce de la maladie, il est important pour la patiente de s’impliquer progressivement dans sa prise en charge. Ne pas perdre pied et éviter les baisses de moral contribuent en effet à l’efficacité des traitements.

Dans cet objectif, le soutien des proches est important, ainsi que celui du personnel soignant qui peut entendre les inquiétudes et répondre aux interrogations exprimées.

Plusieurs dispositifs extérieurs à la famille et à l’équipe soignante peuvent également aider la patiente à accepter la maladie et à faire face : elle peut par exemple trouver du soutien auprès de structures d’écoute et d’information (voir Les contacts, page 29). Il peut aussi être bénéfique d’échanger avec un psychologue ou psycho-oncologue. Ces spécialistes peuvent être consultés au sein des services d’oncologie. Dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à demander conseil à l’équipe médicale.

Sur le plan pratique, la fatigue ou les effets secondaires liés au traitement peuvent limiter les capacités de travail. Dès le début de la prise en charge, la question du maintien de l’activité professionnelle est discutée avec l’équipe médicale. Les caractéristiques de la maladie, le traitement et sa tolérance, l’état physique et la profession exercée, le ressenti de la patiente entrent en ligne de compte. Un arrêt de travail de quelques semaines ou de quelques mois pourra alors être prescrit pendant toute la durée du traitement.

Les médecines compléme,ntaires, un soutien aux malades

Homéopathie, acupuncture, phytothérapie, hypnose… Les médecines complémentaires, aussi appelées « médecines douces », « parallèles » ou « alternatives » ont leur place dans la prise en charge d’un cancer. Elles peuvent apporter un bénéfice significatif aux patients, notamment en les soulageant de certains effets secondaires associés aux traitements antitumoraux classiques.

Toutefois, les médecines complémentaires ne peuvent en aucun se substituer aux traitements classiques du cancer. Par ailleurs, certaines approches peuvent interagir avec les traitements antitumoraux, réduire leur efficacité ou en augmenter la toxicité.

C’est la raison pour laquelle, il est très important de discuter avec le médecin qui prescrit le traitement antitumoral avant d’avoir recours à une médecine complémentaire.

Le suivi après le traitement

Des examens de surveillance réguliers sont essentiels pour les patientes qui ont été traitées pour un cancer du col utérin. Ces examens permettent de s'assurer qu'il n'y a aucune récidive.

Au terme du traitement d’un cancer du col, suivant l'étendue initiale de la maladie, l’examen clinique régulier est également indispensable ; un frottis, une échographie de l'abdomen et une radiographie pulmonaire peuvent être demandés. Ainsi, l'examen de suivi a lieu tous les quatre mois pendant deux ans puis tous les six mois pendant trois ans puis annuellement. Cependant, ce rythme peut varier en fonction de la situation clinique et s'adapter à la patiente.

La sexualité

Suite à un cancer du col de l'utérus, la reprise d'une vie sexuelle épanouie est possible.

En cas de chirurgie, il est d’abord conseillé d’attendre la cicatrisation complète. Le processus peut être plus ou moins long en fonction de l’opération. Par la suite, des gênes ou des douleurs peuvent être ressenties lors des rapports : celles-ci peuvent être liées à la cicatrice mais aussi à un raccourcissement du vagin ou à un durcissement des tissus lié aux séances de radiothérapie. Des traitements hormonaux, des gels lubrifiants ou d’autres moyens existent pour atténuer ces conséquences physiques des traitements. Les conséquences psychiques de la maladie et de son traitement sont une composante à ne pas négliger, surtout dans le cas d’un cancer qui touche directement les organes de la sexualité et de la reproduction. Un sentiment de culpabilité peut parfois s’installer. Le dialogue peut permettre de trouver des solutions et d’atteindre un nouvel équilibre. Ainsi, il est important de communiquer avec son partenaire mais il est également possible de se faire aider par des professionnels (psychologue, sexologue…) ; l’équipe médicale, des associations d’aide aux malades, les lieux d’information au sein de l’établissement de soins peuvent orienter les patientes vers les consultations adaptées.

Avoir un enfant

Lorsque le cancer du col de l’utérus est diagnostiqué à un stade avancé, la prise en charge radiothérapeutique et chirurgicale concerne l’ensemble de l’utérus et rend le plus souvent impossible une future grossesse. Concernant les dysplasies ou les carcinomes in situ, l’opération chirurgicale, qu’il s’agisse d’une conisation ou de l’ablation du col utérin, est moins invasive et permet de préserver la possibilité d’avoir un enfant par la suite. Toutefois, en cas d'ablation du col, une grossesse peut-être à haut risque (fausses couches, prématurité) et une césarienne sera obligatoire lors de l’accouchement.

Dernière mise à jour : 06-03-2014

 

 

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